On parle souvent de l’engagement des apprenant·es.
Posons-nous la question : combien de personnes vont vraiment au bout d’une formation en ligne ?
Les études post-Covid montrent que le choix de la modalité change complètement la donne.
On va disséquer tout ça.
Formation synchrone : l’encadrement fait tout
Quand il y a un·e formateur·rice présent·e en direct (classes virtuelles, sessions live), 65 à 67 % des dispositifs atteignent plus de 60 % de complétion.
Certains programmes vont même beaucoup plus loin : 85 % chez Harvard Business School Online, 88 % sur la plateforme 2U.
Pourquoi ça marche ?
Parce qu’il y a un rendez-vous, une présence humaine, un cadre, un vrai accompagnement.
Les personnes se sentent accompagné·es, ils·elles ont des échéances, ils·elles font partie d’un groupe.
Résultat : ils·elles vont au bout parce qu’on les aide à le faire.
Formation asynchrone : l’abandon massif
À l’inverse, quand on propose une formation en autonomie complète (MOOC, modules e-learning), seuls 5 à 15 % des inscrits terminent.
En Europe, on monte parfois à 13-20 %, mais on reste sur des taux très faibles.
Pourquoi ?
Parce que sans encadrement, sans échéances, sans interactions, la plupart des gens décrochent.
(Sauf si la formation est obligatoire en entreprise, évidemment. Dans ce cas, tout le monde la finit.)
Mais pour une formation facultative, en libre accès, c’est l’hécatombe.
Blended learning : tout dépend de l’accompagnement
Le blended, c’est quand on mélange. Et là, c’est plus compliqué d’avoir des chiffres clairs.
Parce que le taux de complétion d’un parcours mixte dépend complètement de la manière dont il est construit.
Si vous mettez bout à bout plein de modules asynchrones avec quelques classes virtuelles, mais sans réel accompagnement, vous pouvez tomber en dessous de 10 % de complétion.
Pourquoi ? Parce que les gens décrochent sur la partie asynchrone, et n’arrivent jamais aux sessions live.
Par contre, si vous construisez un parcours en cohorte, avec :
- des rendez-vous réguliers,
- du feedback,
- un esprit de groupe,
- un accompagnement actif,
vous pouvez atteindre 60 à 85 % de complétion.
L’ONG Acumen, par exemple, est passée de 5 % de complétion (MOOC classique) à 85 % en ajoutant des Learning Labs hebdomadaires en visio.
Même contenu. Modalité différente. Résultat complètement différent.
Ce que ça veut dire pour vous
Ces chiffres ne sont pas là pour vous faire peur.
Ils sont là pour vous aider à faire les bons choix.
Si vous créez une formation 100 % asynchrone sans accompagnement, vous devez savoir que la majorité des personnes ne finiront pas. Ce n’est pas un échec, c’est juste la réalité de cette modalité.
Si vous voulez que les gens aillent au bout, il faut prévoir de l’accompagnement.
Et si vous choisissez un format blended, tout se joue dans la manière dont vous l’organisez.
Dites-vous que votre public est central : toutes les décisions que vous prenez s’appuient sur lui.
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