Résumé :
- Le tour d’écran classique est souvent mou et inutile
- L’objectif d’un icebreaker : savoir comment les participant·es se positionnent sur le sujet
- 4 formats concrets pour créer de vraies interactions en début de classe virtuelle
Il y a quelques semaines, j’ai animé un atelier avec le Club des formateurs et formatrices.
Et une question est ressortie : quels icebreakers proposer quand on anime une classe virtuelle ?
Plus précisément : est-ce qu’on fait un tour d’écran ou pas ?
Parce que franchement, le tour d’écran, c’est souvent très mou. Les personnes ne se connaissent pas, elles ne savent pas quoi dire, elles n’ont pas envie de prendre la parole… et pourtant, il faut bien qu’elles se présentent, non ?
Oui. Mais pas n’importe comment.
Parce que ce qui compte, ce n’est pas de savoir précisément ce que fait chaque personne dans la vie.
Ce qui compte, c’est de savoir comment elle se positionne vis-à-vis du sujet qu’on va travailler ensemble.
Pourquoi ?
Parce que si vous animez correctement votre classe virtuelle, vous allez proposer des activités en groupe ou en sous-groupe. Et pour que ces activités fonctionnent, les personnes doivent avoir un minimum de repères les unes sur les autres.
D’où l’importance de faire des icebreakers.
Mais pas n’importe lesquels.
Ce que je vous recommande
Je ne vous conseille pas forcément de faire un tour d’écran.
Ce que je vous conseille, c’est de faire un icebreaker, et d’inviter les personnes à se présenter brièvement à chaque fois qu’elles prennent la parole pour la première fois.
Concrètement : « Avant de donner votre réponse, dites-nous qui vous êtes et ce que vous attendez de cette classe virtuelle. »
Ça remplace le tour d’écran.
Et ça fonctionne mieux, parce que la présentation est liée à une prise de parole active.
Astuce : utilisez une roue de tirage au sort (vous en trouvez gratuitement sur internet). Ça évite le silence gênant du « qui veut passer en premier ? », et ça dynamise l’animation.
4 icebreakers que j’utilise (et qui marchent)
Ces formats fonctionnent surtout quand vous avez moins de 10 personnes.
Au-delà, soit vous faites du descendant pur (style webinaire), soit vous limitez le nombre de participant·es. Parce qu’au-delà de 10, les personnes ne se sentent plus à l’aise pour participer.
1. Le photolangage
Vous affichez plusieurs photos à l’écran, chacune avec un numéro.
Vous posez une question, par exemple : « Quelle photo représente le mieux ce que vous évoque ce sujet ? »
Vous laissez 3 minutes aux personnes pour choisir et préparer leur réponse.
Ensuite, vous faites passer les personnes une par une
2. Le d’accord / pas d’accord
Vous affichez des affirmations à l’écran, en lien avec le sujet de la classe virtuelle.
Les personnes déplacent leur vignette (sur Glowbl par exemple) ou votent via un outil (selon ce que vous utilisez) pour indiquer si elles sont d’accord ou pas d’accord.
Ensuite, vous tirez au sort une ou deux personnes par affirmation, et vous leur demandez : « Pourquoi es-tu d’accord ? Pourquoi n’es-tu pas d’accord ? »
3. Le nuage de mots
Vous posez une question, par exemple : « Quel est le premier mot qui vous vient à l’esprit quand vous pensez au digital learning ? »
Les personnes répondent via leur téléphone (vous pouvez utiliser Classpoint, ou d’autres outils gratuits avec QR code).
Un nuage de mots collaboratif se crée en direct.
Ensuite, vous tirez au sort des personnes et vous leur demandez : « Qu’est-ce que tu penses de ce nuage ? Quels sont les mots que tu as proposés ? »
4. Les dés d’histoire
Vous trouvez des dés d’histoire gratuits sur internet (il y en a plein).
Le principe : vous jetez 3 ou 4 dés qui affichent des icônes aléatoires.
Vous demandez aux personnes de créer une phrase ou une petite histoire qui relie tous ces mots.
Ensuite, vous tirez au sort, vous les invitez à se présenter, et elles partagent leur phrase.
C’est un icebreaker moins directement lié au sujet, mais ça permet de briser la glace de manière plus détendue.
Ce qu’il faut retenir
Le tour d’écran classique ne fonctionne pas parce qu’il est passif et prévisible.
Ce qui fonctionne, c’est un icebreaker qui :
- crée une vraie interaction,
- permet de se positionner sur le sujet,
- invite les personnes à se présenter au moment où elles prennent la parole.
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